Mardi 10 octobre :
Alors c'est le grand jour… On attend que les voisins de quai partent pour ne pas avoir d’ancre à démêler au vu de leur arrivée la veille.
En un 1/4h on fait l'exploit d'acheter une belle dorade bien fraîche à un pêcheur non loin de nous, d'aider un voilier à s'amarrer, d'aller dans la grand rue à l'ouverture pour que JJ achète un joli jean's jaune qu'on a vu la veille en vitrine.. sans se presser.. Des fois on est vraiment efficace !...

Puis on traverse planter notre ancre en face du chantier pour 10h comme convenu..
Attente.. attente.. attente.. On apprend qu''il y a beaucoup de retard. Après tout on n'est pas pressé.. Rien ne bouge avant 11h et il y a 5 ou 6 voiliers avant nous..
De plus on est aux 1eres loges pour voir comment se déroulent les opérations..
Une fois le voilier sanglé dans l'eau, ils le sortent avec le portique. Ensuite ils l'installent sur une remorque tirée par un énorme tracteur, le portique étant trop large pour circuler dans les allées .. karcher pour nettoyer la coque.. Puis toute l'équipe (compétente avec des gens très sympas) se rend à l'emplacement dévolu pour caler le voilier. En tout 1h30 par bateau.
Évidemment nous ne connaissons pas leurs contraintes et pensons qu'on pourrait faire un audit sur leur organisation.. yes on est les plus forts surtout à regarder…
Puis changement de technique vers 15h. Le portique est abandonné, le voilier est tiré sur la remorque qui rentre dans l'eau. Ça va plus vite mais c'est avec des bateaux plus petits comme le nôtre.

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On finit là notre tour 2017, avec plein de choses à voir encore par ici, retourner à Corfou, faire un tour dans le golfe d'Amvrakitos, l'étang de Berre local sans les usines.
On a oublié de regarder le loch mais on a fait environ 1300 milles depuis le départ le 23 août.

A 17h on est calé à touche touche avec nos voisins.. Impressionnant le nombre de voiliers qu'ils arrivent à caser..

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Et là THE BAD SURPRISE…. On découvre une vilaine fissure entre la quille et la coque.. On fait le rapport (mais y en a t'il un ?) avec de l'eau que l'on pompe régulièrement dans les fonds même quand on ne navigue pas, depuis la Corse ou la Sardaigne.. On ne sait pas si cette eau vient de l’arrière (presse étoupe moteur) ou de l'avant (boulons de quille).
Coup de fil au Docteur des bateaux de Port Macabre, Philippe au vu des photos, nous dit de chercher la cause, nous conseille après nettoyage et asséchage des fonds de relever la moindre fente, fissure ou anomalie..
On découvre une différence de niveau 2 ou 3 mm sur la varangue qui supporte le mât.. Est-ce que c’est ça ?
Jean Jacques cogite pendant la nuit se lève et va tester la tension des haubans sur les bateaux voisins.. En effet nos haubans sont très tendus.. trop tendus ? Ils ont été révisés avant notre départ.. On en est là.. .
Affaire à suivre pour poser un diagnostic et évaluer les dégâts et les frais.. Et en plus y a intérêt à faire des progrès en anglais d'ici le printemps si on veut pouvour s'expliquer avec les réparateurs d'ici.

Difficile dans cette hypothèse de naviguer tranquille en Grèce … bien que ce ne soit pas non plus impossible. On pourrait continuer à naviguer si on connaît les raisons exactes de pourquoi c'est dans cet état.. Coup au moral. Pas terrible pour la veille de son anniv. . Que l'on fête au demeurant le soir en finissant les restes certes mais avec une tartinade pâté basque et tapenade, et un crumble aux fruits d'automne et aux spéculos et aux bougies.. On bosse comme des fous toute la journée pour fermer India, lui dire au revoir.. Ce matin Jean Jacques desserre tous les haubans, puis on met la clé sous la porte.. si on peut dire.

Merci India de nous avoir amener jusqu'ici, ce fût un vrai plaisir.. une couturière grecque va refaire les assises des banquettes pour le rhabiller de neuf au printemps prochain avec du tissu acheté à Montpellier. Restera le vaigrage du cabinet de toilette, les dossiers des banquettes que je peux faire et le vaigrage de la cabine avant qui est pour l'heur constellé de moustiques écrasés sur une moquette moche et claire pleine d’acariens (les acariens me provoquent de l'asthme). Sans parler de tout le reste, fuites diverses et variées, d'eau de mer (pompe à eau de mer), d'huile, l'eau dans les fonds.. le carénage, …. Tout ce qui fait dire aux anglais "qu'avoir un voilier, c'est comme jeter des billets de 100 « quids » à la mer en se prenant des douches d'eau glacée "..

Alors les bagages des voyageurs valent le détour.. oui on ne sait pas voyager.. De pire en pire.. Entre l’accordéon, les livres et papiers de bord et de mer, les fringues, les kdos .. On trimballe tout ça en bus pour aller à Ioannina.
Jean Jacques est parti louer une voiture pour aller dans les Zagories.. Tandis que je fais la garde bagagessss dans un kf….. Bien sûr à Ioannina, le loueur le plus proche de la gare routière (1/4h à pieds) n'existe plus, merci Gogole ! Et à l'aéroport où il y a soit disant 3 agences, il n'y en a qu'une et elle est fermée. Sympa le chauffeur de taxi téléphone pour nous. On devrait avoir une voiture à l'ouverture de l'après-midi à 18h.